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Aloïse Sauvage dans sa bulle avec Zavatta et Mc Solaar

Même confinée, Aloïse Sauvage n'a pas perdu son énergie. En discussion anachronique avec Achille Zavatta, l'artiste évoque depuis sa chambre son accident de parcours dans le cirque, son rejet de la page blanche et cherche le juste équilibre entre musique et textes sur les conseils de Mc Solaar et NTM. Madelen est tellement tout ça, même en temps de confinement.

Publié le 22 avril 2020 — Mis à jour le 22 avril 2020
Aloïse Sauvage by Shebly Duncan

Même confinée, Aloïse Sauvage n'a pas perdu son énergie. En discussion anachronique avec Achille Zavatta, l'artiste évoque depuis sa chambre son accident de parcours dans le cirque, son rejet de la page blanche et cherche le juste équilibre entre musique et textes sur les conseils de Mc Solaar et NTM. Madelen est tellement tout ça, même en temps de confinement.

Publié le 22 avril 2020 — Mis à jour le 22 avril 2020
Temps de lecture : 3 min

Alors qu'Achille Zavatta livre la raison pour laquelle il est devenu clown dans "Gros plan" en 1961, l'artiste, révélée aux Victoires de la musique, explique ses débuts dans le cirque :"La question de l'accident artistique est très intéressante parce qu'au départ, moi, j'étais plutôt dans le cirque contemporaine. En soi, c'était déjà quelque part une forme d'accident, car je ne viens pas de ce milieu-là, c'était une activité extra-scolaire. Je n'ai pas choisi le jonglage ou les colonies de vacances spéciales trapèze, je faisais de la danse, du break en amateur et puis de la musique. Et de fil en aiguille, en cherchant l'espace où je pouvais être la plus libre possible, toutes mes passions se sont combinées dans le cirque contemporain".

Dans ce "Gros plan" réalisé en 1961 par Pierre Cardinal, Achille Zavatta se dévoile loin du feu des projecteurs. C'est un personnage sans pitrerie ni artifice qui raconte ses débuts de clown et ses passions simples. 

Achille Zavatta

Gros plan

Un stylo, un cerveau, du tipex, du papier à carreau, et hop c'est parti

"MC Solaar n'a pas tort, que ce soit un crayon de papier, une gomme ou le bouton supprimer de son ordinateur, c'est facile de recommencer. Moi j'écris mes textes de manière solitaire, mais je peux le faire entourée, si je crée ma bulle, que je sois dans mon studio ou confinée en ce moment avec d'autres gens, je griffonne facilement des bouts de textes. J'ai pas encore peur de la page blanche, je vois qu'il y a des phases où j'écris moins, mais j'accueille quand j'écris beaucoup, du coup ça s'équilibre". 

Pauline Baduel