Rétronomie

"Le female gaze, c'est une notion qui date !" Marie Amachoukeli

Elle avait fait le portrait d'un papillon de nuit au cinéma dans Party Girl, la réalisatrice et scénariste, Marie Amachoukeli, s'est plongée dans madelen pour en évoquer d'autres; Delphine Seyrig, Anne Sylvestre, Agnès Varda... Ces femmes qui (très tôt) ont eu une voix à offrir à celles et ceux qu'on entendait pas. 

Publié le 27 février 2020 — Mis à jour le 10 mars 2020
Marie Amachoukeli

Elle avait fait le portrait d'un papillon de nuit au cinéma dans Party Girl, la réalisatrice et scénariste, Marie Amachoukeli, s'est plongée dans madelen pour en évoquer d'autres; Delphine Seyrig, Anne Sylvestre, Agnès Varda... Ces femmes qui (très tôt) ont eu une voix à offrir à celles et ceux qu'on entendait pas. 

Publié le 27 février 2020 — Mis à jour le 10 mars 2020
Temps de lecture : 4 min

Rétronomie : Marie Amachoukeli

madelen, elle est tellement tout ça

"Le point commun entre Delphine Seyrig, Anne Sylvestre et Régine, c’est que ce sont des femmes qui ont pris la parole. Elles ont eu besoin de s’approprier et de faire une parole et de la porter. Alors sur différent modes mais à une époque qui nécessitait de le faire".

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Il est minuit, Paris s'éveille

"Pour chanter on a besoin que de soi, c’est-à-dire que de sa voix, de ses mots et de son instrument.. Et effectivement, pour chanter on a besoin de personne. C'est la raison pour laquelle ce sont des figures très libres les chanteuses, et c’est pour ça qu’elles nous éclairent souvent parce qu’elles ont besoin de l’autorisation de personne pour pousser la chansonnette comme on dit. Et ça c’est plutôt réjouissant, c'est encore un dernier bastion de liberté". 

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Le Troisième Concerto

Delphine Seyrig est unique parce qu’elle sait à la fois incarner des vamps et des femmes fatales (...) Et puis, après on adore écouter sa voix. Je crois que le cinéma des femmes est un regard sur le monde, qui est un regard qu’on a jamais eu avant, qui voit le monde avec d’autres yeux, c’est normal. Je crois que les femmes sautent très vite sur les moyens les plus modernes de travail, sans passer par les étapes que peut-être en effet les hommes ont suivi. Par exemple Hollywood a été constitué par des gens qui avaient fait du théâtre avant de faire du cinéma. Mais les femmes passent directement au cinéma, et même je dirais qu’elles passent directement à la vidéo, maintenant. 
 

 

"Dans cet extrait, elle parle de ce qu’on appelle aujourd’hui le female gaze comme quoi c’est une notion qui date, c’est comme toutes ces nouvelles techniques, comme au départ ça rapporte pas beaucoup d’argent, les hommes ne s’y intéressent pas forcément... donc ce sont les femmes qui s’en emparent en général les premières. Puis une fois qu’on s’aperçoit que ça peut rapporter de l’argent, ou un public, ou de la publicité, alors du coup, bon, les choses changent pour elles (...) Aujourd'hui, j'ai l’impression que les femmes qui font du podcast inventent des nouvelles formes de narration, racontent des choses nouvelles, qui sont très agréables, et qui nous font beaucoup de bien et qui commencent à connaître un vrai succès car,justement,ça ne coûte pas d’argent et qu'il y a une liberté de parole."

Propos recueillis par Pauline Baduel